La Société d’Histoire et de Géographie de Mulhouse est heureuse de vous inviter
à l'Hôtel de ville de Mulhouse, salle de la Décapole à 18h30.

 Riches et richesses à Mulhouse

 

 Jeudi 7 novembre 2019 à 18h30, salle de la Décapole, Hôtel de ville - Mulhouse

La fortune des industriels mulhousiens au XIXe siècle

par Nicolas STOSKOPF, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Haute-Alsace

On peut connaître la fortune des industriels mulhousiens à leur décès par les déclarations de succession et les inventaires. Que nous disent ces documents sur les évolutions et les hiérarchies de fortune, sur la répartition des biens et... sur la légendaire austérité du patronat mulhousien ?

 

 Jeudi 6 février 2020 à 18h30, salle de la Décapole, Hôtel de ville - Mulhouse

Le Rebberg n’est pas ce que l’on croit

par Bernard JACQUÉ, historien, président de la SHGM

Le Rebberg a la réputation d’être le lieu où se sont installées (réfugiées ?) les familles des grands fabricants mulhousiens à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Les choses sont en réalité plus complexes. Si quelques grandes familles y ont construit d’impressionnantes mais rares résidences dès le milieu du XIXe siècle, le lotissement du quartier, dans les années 1890-1914, est pour l’essentiel le fait de la nouvelle bourgeoisie liée à l’essor industriel : ingénieurs, négociants, commerçants, juristes, cadres de l’administration, tout ce que les économistes ont nommé le tertiaire supérieur, alors en plein essor. Cette nouvelle population a développé un attachement quasi identitaire à ce quartier, ce qui n’est pas le cas des grandes familles, restées pour la plupart près de leurs entreprises ou, surtout, dans le quartier de la Porte du Miroir. En se fondant sur la police du bâtiment, sur les livres d’adresses, le propos de la conférence est d’offrir une nouvelle lecture des symboles de la richesse mulhousienne.

 

 Jeudi 12 mars 2020 à 18h30, salle de la Décapole, Hôtel de ville - Mulhouse

« Nous fûmes les guépards, les lions …»  ou la fin des dynasties mulhousiennes (1925-1985) ?

par Régis BOULAT, maître de conférences en histoire économique UHA/CRESAT

La nouvelle phase de désindustrialisation qui débute dans les années 1970 a d’autant plus de répercussions sur le territoire mulhousien qu’elle frappe de plein fouet un capitalisme familial fragilisé depuis l’entre-deux-guerres et des secteurs traditionnels qui dépérissent depuis les années 1950. Chamboulées par le délitement progressif du triple lien (familial, moral et capitalistique) qui jusque-là unissait leurs membres, les dynasties mulhousiennes déclinent au moment où leurs entreprises sont confrontées à la perte des marchés coloniaux, à la construction européenne et au développement de la consommation de masse, entraînant avec elles le textile ou la construction mécanique à quelques rares exceptions près. Dans ce contexte, il s’agit de voir dans quelle mesure les familles qui ont été impactées par trois guerres restent toujours « créatrices de ressources humaines et d’une solidarité financière » ? Saisissent-elles toujours, comme au XIXe siècle, les chances offertes par les mutations technologiques ? Le fait religieux – protestantisme – est-il toujours aussi marquant ? La coopération très poussée qui s’était développée très tôt grâce à la Société industrielle fonctionne-t-elle toujours ou l’institution est-elle devenue un club pour gentleman conservateur ? Nous devrons également nous intéresser aux « nouveaux venus » (investisseurs, dirigeants de sites industriels à capitaux exogènes, hauts-fonctionnaires) qui ne sont ni protestants ni alsaciens mais occupent désormais des postes clefs.

 

Jeudi 26 mars 2020 à 18h30, salle de la Décapole, Hôtel de ville - Mulhouse

La richesse mulhousienne et ses formes

par Didier TAVERNE,  DEA économie, docteur en science politique, Directeur des études, AURM

Notre présentation s’organisera en deux parties. La première sera consacrée à la question de la définition de la richesse et nous rappellerons à cet égard qu’il est bien plus difficile et problématique de définir la richesse que la pauvreté. D’où une seconde partie consacrée aux formes de la richesse. La démonstration s’inspirera notamment des travaux de Boltanski et Thévenot sur les économies de la grandeur pour tenter de territorialiser la question et de l’appliquer au cas mulhousien.

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