La Société d’Histoire et de Géographie de Mulhouse est heureuse de vous inviter
au Grand Comptoir, gare de MULHOUSE, à 18h30.

Café Histoire du mardi 27 septembre 2016 à 18h30, Grand Comptoir, gare de MULHOUSE :

Présentation du dévédérom multimédia La Résistance des Alsaciens

par M. Eric LE NORMAND, chargé d'études pour l'AERIA et Mme. Marie GOERG-LIEBY, présidente de l'AERIA

Fruit de recherches intensives aussi bien dans les archives publiques que dans les archives privées, le dévédérom multimédia de l'Association pour des études sur la Résistance intérieure des Alsaciens (AERIA) a pour but de mieux comprendre et connaître cette période trouble de l'histoire nationale. Dans un cadre local, les motivations, les actions et les conséquences engendrées par la Résistance n'ont pas été les mêmes que dans le reste du territoire national. Ce projet a également pour but d'apporter une réflexion sur la spécificité de l'Alsace durant la Seconde Guerre mondiale.


 

Café Histoire du mardi 28 février 2017 à 18h30, Grand Comptoir, gare de MULHOUSE :

Faut-il célébrer ou déplorer le traité de Rome (1957) ?

par M. Nicolas STOSKOPF, professeur émérite à l'université de Haute-Alsace

On ne se serait pas posé cette question il y a quelques années... Le traité de Rome n'est-il pas l'étape déterminante d'une construction européenne qui a tellement bien fonctionné que, démarrant à 6, elle a entraîné finalement l'adhésion de 28 pays ? En même temps, les reproches adressés à une Europe "des marchands", "technocratique", "loin des peuples", marquée par un "déficit démocratique", portant atteinte aux souverainetés nationales et à l'indépendance, ne trouvent-ils pas leur origine dans le traité de Rome ? Peut-être aussi, ne mérite-t-il ni cet excès d'honneur, ni cette indignité, mais doit-il être replacé dans le contexte des années 1950 où réussites et échecs impriment une certaine trajectoire à la construction européenne. En tout cas, le soixantième anniversaire de la signature du traité de Rome conduit à poser le problème d'un point de vue historique.


 Café Histoire du 21 mars 2017 à 18h30, Grand Comptoir, gare de MULHOUSE :

« Les États-Unis face aux défis internationaux »

par M. Sylvain SCHIRMANN, Professeur des Universités à l'IEP de Strasbourg sur un poste Histoire des Relations internationales contemporaines. Directeur de l'IEP de Strasbourg de 2006 à 2015.

Quelles sont les priorités de la politique extérieure des États-Unis au lendemain de l'élection présidentielle américaine ? Face aux défis : terrorisme, enjeux environnementaux, émergence d'autres puissances, comment les États-Unis envisagent-ils leurs priorités ? Comment comptent-ils rester une puissance incontournable de la scène internationale ? La question des permanences et des inflexions dans la politique extérieure américaine est ainsi au centre de cette intervention.


 Café Histoire du 4 avril 2017 à 18h30, Grand Comptoir, gare de MULHOUSE :

« Le football, laboratoire ou reflet de l'ethnicisation de la société ? »

par M. William GASPARINI, Sociologue, Professeur à la Faculté des sciences du sport de l'Université de Strasbourg, directeur de l'Ecole doctorale "Sciences Humaines et Sociales. Perspectives européennes", lauréat d'une chaire européenne Jean Monnet en sociologie du sport

Le football (notamment de haut niveau), parmi d’autres sports populaires, constitue l’un des lieux de visibilité d’individus dont les histoires familiales renvoient, d’une part, aux liens historiques entre une nation et ses anciennes colonies et, d’autre part, à la diversité du « creuset » national. Dès lors, le football français présente deux faces : son endroit – l’apport positif du métissage dans les équipes nationales et les clubs professionnels- et son envers – la célébration des origines et leur usage idéologique-. Le débat public qui a eu lieu fin Mai 2016 autour la non sélection de Karim Benzema et Hatem Ben Arfa en équipe de France a révélé le processus d’ethnicisation des rapports sociaux en cours dans la société françaises. Par la mise en exergue des origines  des footballeurs en vue, les leaders d’opinion et entrepreneurs d’ethnicité entérinent l’idée que les inégalités sociales ont davantage à voir avec la discrimination ethnique qu’avec la domination économique. En cela, ils ont réussi à imposer leur vision idéologique de la société en opérant un transfert des catégories ethniques vers les champs scientifique, politique et sportif.

 

 

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